Les Hommes, après avoir un peu trop profité de notre bonne vieille planète Terre décident de la quitter, laissant au petit robot Wall-e, les clés, merci, le balai est dans le placard au fond du couloir à gauche. Bon courage, allez, zou, on se tire. Sauf que le petit robot se sent un peu seul, et tombe bientôt sous le charme de EVE, sexy suppositoire à tête d’ i-Mac.
Pixar ou les AffranchisDepuis “Les Indestructibles”, le studio Pixar ne cesse de repousser les limites scénaristiques voulues par Disney (manichéisme latent, personnages secondaires rigolos, morales enfantines,…). Révision du mccarthysme et des super héros dans “les Indestructibles”, mythologie Americana dans “Cars”, travail clandestin dans Ratatouille, les films Pixar, c’est avant tout la technologie au service de scripts adultes. Ici, dans “Wall-e”, les limites techniques sont encore repoussées mais c’est surtout la fable écologique qui prévaut, où se mêlent pollution, surconsumérisme, aliénation technologique, mais attention, le film n’est pas technophobique (voir le merveilleux générique de fin).…………………………………………..
Pixar, ou le comique du mime
L’humour est omniprésent dans Wall-e. Pendant une bonne demi-heure, aucune parole n’est prononcée, on est dans les standards du film muet, Wall-e est à l’image de Charlie Chaplin. Constitué de nombreux détails, personnifiant ainsi ce qui ne serait qu’un simple robot, humanisant ainsi un tas de ferraille, Wall-e a son caractère, ses propres gimmicks et donc l’émotion s’installe alors durablement, on s’attache à ce héros malgré lui.
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Pixar, nouveaux maître de l’anticipationOn pense bien sûr à E.T., mais d’autres références bourrent le film. 2001, pour le design, et l’ordinateur central dictateur, StarWars pour certains plans du film mais aussi à James Cameron, autant de références pop qui donnent une profondeur de champ à un film destiné à tous tout simplement jamais abordées. Le scénario, (même si certains raccourcis se font parfois sentir) est idéalement rythmé, on entre ici dans un monde où les Humains sont robotisés alors que les robots, eux, se découvrent des émotions, des sensibilités, … Alors que l’on parle d’aliénation pour les Humains, on entend émotion pour les Robots. La love Story entre Wall-e et EVE fait donc l’écho à l’individualisme des Hommes, chacun vivant dans sa sphère, sans prendre conscience du monde qui l’entoure, et surtout des autres. Ainsi, bien que l’histoire entre le petit robot et EVE soit belle, la profondeur et surtout le climat du film reste quelque peu d’une noirceur nouvelle dans le cahier des charges de Disney. Vous avez dit Révolution?
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Pixar, et la concurrence à la ramasseToute une flopée de films traitant de science-fiction vont sortir ces prochaines semaines. “Fly on the Moon“, “Les chimpanzés de l’espace“,… Mais Pixar est au-dessus, dans les étoiles, le monde leur est ouvert, mais ils préfèrent voir plus loin. On parle d’un mélange de CGI et de live pour le prochain. Après avoir atteint un niveau technique impressionnant, séduit aussi bien les geeks que les familles de la planète, donné dans la poésie, l’anticipation, les comics et bien encore, on a hâte de savoir quel terrain ils vont investir pour leur prochain chef d’oeuvre. Mais on sait qu’un maitre mot sera de la partie: liberté.
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