Par Régis
Petit post coup de gueule, let’s go.
Si vous suivez un peu l’actualité numérique, vous devez ressentir comme moi, une légère révolte, lorsque sont évoqués les noms comme Hadopi, loi Création & Internet, Luc Besson, Procès The Pirate Bay, encore fait divers où un enfant aurait poignardé sa soeur pour un jeu vidéo. Bigre, ça craint non ?!

Il y a d’abord la loi dite Création & Internet, qui instaure la riposte graduée. En bref, lorsqu’on leake un peu trop, on reçoit un mail, puis une lettre recommandée puis une suspension de l’abonnement si notre ordinateur télécharge illégalement. Plusieurs artistes et députés sont montés au front, comme Luc Besson, qui en plus de filmer des conneries, en dit beaucoup aussi. Une loi qui fait figure d’exception au sein de l’Europe, celle-ci s’étant opposée à la riposte graduée, qui montre aussi que l’exception culturelle française, c’est avant tout la protection des auteurs qui tire vers l’absurdité.
Et puis il y a aussi le procès en suède du site The Pirate Bay. Le site de partage de fichier en ligne est mis le banc des accusés, le procureur a retenu un an de prison ferme contre les quatres fondateurs du site. Et 1o millions d’euros ont été réclamé par les représentants de l’industrie du contenu, le verdict est prévu pour le 17 avril. Une fois encore, c’est une affaire de gros sous, sans que la diffusion et la partage de la culture ne soient évoqués. Par une volonté de faire payer les intermédiaires qui se font de l’argent sur le dos de FAI, ce proècs montre que la culture est phagocyté par la marché. On en oublie que le “piratage” a aussi de nombreux coté positifs.

Enfin, on a tous suivi le fait divers où il y a quelques jours, un gamin aurait poignardé sa sœur suite à une dispute pour une console. Il n’en fallait pas plus pour que les médias s’emparent de l’affaire, déplacant le “débat” sur les jeux vidéo, leur violence, les mondes virtuels qui éliminent toute notion de réalité chez les enfants, et bla bla bla. On oublie de poser la question de l’éducation, celle de la responsabilité de la mère qui dormait dans la pièce d’à coté. Sauf que non, en fait, c’est finalement cette dernière qui a fait le coup. Mais après s’être une fois de plus fourvoyer, fort de longs papiers contre les jeux vidéo, les médias ont évacué leur mea-culpa dans des mini colonnes de journaux, pour les plus éthiques. Bref, je rejoint la révolte de Lâm, qui, comme nous tous, en a marre que les jeux vidéo soient tirer à boulet rouge pour tel ou tel fait divers, bouc émissaire d’une société qui oublie de remettre en question ses fondements.
Et je me joint à lui en postant son coup de gueule (et ça fait du bien) :
Chers gamers du monde entier, je propose que nous soyions aussi débiles et cons que les autres : Montons nous aussi notre collectif de joueurs moraux choqués. Je propose, suite à cette affaire, d’exiger désromais un contrôle sur le contenu et la qualité des mamans, ce grand danger potentiel pour les enfants.
Car cette affaire soulève une fois de plus le problème du rôle maternel et de ses dérapages, qui a déjà coûté des dizaines de vies et influencé des millions d’autres à travers le monde : enfants battus, congelés, éduqués racistes, abusés, volés… Quel contrôle ont les autorités, quel badge, label coller sur une maman, la morale et le contrôle s’arrêtent-t-ils sur le pas de la porte d’un foyer ?
Même le jeu vidéo, grand diable du siècle à venir, ne pèse pas lourd si l’on regarde les chiffres (insert impressive data here).
Chers députés, psychologues, journalistes et éditorialistes, il est grand temps de mieux contrôler les mamans en France, pour le bien de nos enfants. Faîtes votre job comme vous l’avez toujours si bien fait, bande de connards.
UPDATE : ok, ils écrivent sans doute mieux que moi, et sont sans doute plus qualifiés, mais l’idée est la même. Voici deux articles à lire, sur le fait divers évoqués plus haut.




Un commentaire
mars 12, 2009 à 6:58
[...] bien être une nouvelle fois du pain béni pour les médias d’attaquer ce mal plutôt tendance ces derniers jours : les jeux vidéo, pour la simple raison qu’il faut bien satisfaire [...]