Par Régis

Vous n’êtes pas sans savoir que l’Allemagne a connu hier un drame effroyable, une fusillade dans laquelle 16 personnes sont mortes, tuées par un adolescent de 17 ans.
Comme quelques personnes, je me suis dit, que tiens, ça pourrait bien être une nouvelle fois du pain béni pour les médias d’attaquer ce mal plutôt tendance ces derniers jours : les jeux vidéo, pour la simple raison qu’il faut bien satisfaire cette simple équation ado + jeux video = fusillade dans un collège. Surprenant, hier soir, les journalistes n’avaient pas encore évoqués la jeunesse pervertie par les plaisirs vidéo ludiques.
Et puis paf, aujourd’hui un article de l’Obs, avec ce passage :
"Le ministre de l’Intérieur de Bavière, Joachim Herrman, interviewé par la radio bavaroise a estimé que s’il s’avérait que des jeux vidéos violents avaient joué un rôle dans le drame de mercredi ils devraient être interdits. “De tels jeux, selon moi, n’ont rien à faire chez nous”, a-t-il affirmé. En 2003, à la suite d’un massacre à Erfurt où le tueur avait été influencé par des jeux vidéos violents, le parlement allemand avait interdit la vente de certains jeux vidéos “killers” qui préconisent le meurtre ou le massacre. En 2008, par exemple, 43 de ces jeux ont été interdits à la vente en Allemagne, selon le quotidien Tagesspiegel."
Et bien voilà, c’est fait. Et puis, tiens, j’apprends grâce à BBB, que l’Angleterre y va aussi de sa campagne anti-jeux vidéo. Franchement, on peut se demander s’il n’y aurai pas une chasse au sorcière, afin d’éviter de poser les questions de fond, non?…
En attendant, aucune étude ne prouve, bien entendu, l’influence pré-supposée du jeu vidéo dans ces drames… Par contre, il m’est avis que posséder 18 armes à feu chez soi facilite un peu le travail d’un ado en manque de reconnaissance et de repères, car les parents de celui-ci ont oublié de faire leur job, ou que sais-je, facilite grandement sa quête de vengeance.